Tai Ki Ken - Avril 2026

Le soleil de printemps baignait de sa lumière le parc Edmond de Rothschild pour ce nouveau Keiko dominical. Sous la direction de Kyoshi Julien Porterie, cette session a bénéficié de la présence toujours enrichissante de Sensei Hans Everts, ainsi que de celle de Sensei Laurent Dessaint, venu de Guérande, apportant tous deux une profondeur supplémentaire aux échanges du jour.

Comme à l'accoutumée, la matinée a débuté par une phase personnelle de Ritsu-zen, permettant à chacun de s'ancrer et de se connecter à l'environnement sylvestre. Cette mise en condition initiale a été suivie de l’introduction du fil rouge de la matinée : le maintien de la structure dans le mouvement et l’importance d’avoir le pied, la main, le regard et l'intention convergeant vers un objectif unique.

Cette recherche d'unité a d'abord été explorée de manière statique dans différentes positions, avant d'être mise en mouvement, puis testée lors d'un travail à deux pour éprouver la solidité de cette connexion sous la forme de Yuri suivis d’une poussée s’approchant plus d’un Hake.

Un Tansho collectif est venu lier ces principes avant que Sensei Hans ne prenne la direction d'une partie du cours. Son enseignement s'est focalisé sur la simultanéité de la défense et de l'attaque, soulignant l'importance de ne jamais céder de terrain. Pour illustrer ce refus de reculer, les pratiquants ont été mis en situation adossés à un arbre, contraignant le corps à trouver des solutions de protection et de contre-attaque sans possibilité de retraite.

L'intensité est montée d'un cran lors des échanges libres, où chacun a pu intégrer les notions de pression et de spontanéité travaillées précédemment. Pour harmoniser les énergies et apaiser les corps après l'effort, un Hachi Dan Gin collectif a été réalisé dans la sérénité du parc.

La session s'est conclue par la traditionnelle photo de groupe sous un ciel radieux, suivie du rituel thé de l'amitié. Ce moment de partage convivial a permis de prolonger les échanges vocaux et techniques, clôturant ainsi cette belle matinée de pratique printanière.

Z.G.