Tai Ki Ken - Décembre 2025

Le troisième entraînement (keiko) dominical mensuel ACBB de taikiken de la saison 2025-2026 a eu lieu le 14 décembre - au Parc Rothschild à Boulogne-Billancourt.
 
Dirigé par Julien Porterie kyoshi, en présence de Vatha Uk Hel Chau sensei, ce rendez-vous a débuté par le rituel exercice individuel de prédisposition d’une vingtaine de minutes.
Pour installer ritsu zen et une première circulation bénéfique du chi, cette énergie de source interne à la fois auto-suggérée et «réelle» - délicate à percevoir sans un minimum d’expérimentation personnelle dans la durée.
 
A suivi une série, bien sûr abrégée tant la palette peut être enrichie quasiment à volonté, de neri (pétrissages) en déplacement hai.
«Poids» du corps orienté vers le sol, tout en gardant une mobilité maximale des jambes.
Membres supérieurs étendus et non tendus ou verrouillés (coudes), tels des antennes : sorte de capteurs légers, mais «présents» et prêts à couvrir - principalement : en interception idéalement réflexe voire instinctive, davantage qu’en blocage brut - toute intrusion haute/moyenne/basse dans l’espace vital frontal/latéral/dorsal du pratiquant.
 
Julien kyoshi a insisté sur l’orientation des doigts des deux mains - selon les postures devenues naturelles : main avant et main arrière, le bouclier et la lance, ou les mains parallèles.
Notamment, le majeur reste «menaçant» : bien plus qu’un simple signal extérieur qui en soi n’est pas nécessaire dans la mesure où exhiber une intention déterminée est selon les situations et les adversaires une tactique adaptée ou inadaptée, cette «tension» du doigt (pour d’autres applications : de deux ou plusieurs doigts) contribue à aligner en amont certaines capacités.
 
Ce point d’attention est cohérent avec d’autres fondamentaux de portée plus générale du taikiken, lesquels ont également été travaillés durant cette matinée - notamment ces deux-ci, systématiques :
 
- l’orientation du pratiquant (a fortiori : du combattant) vers l’avant.
Même si l’essentiel de la fermeté réside dans le dos et que la force vient du pied via la jambe d’appui relâchée mais robuste, assise en quelque sorte, plutôt que physiquement «fléchie» (cf. la position kokutsu en karaté)
 
- le maintien des yeux ouverts (zanshin = vigilance), y compris durant les phases de régénération.
À la différence, par exemple, du taïchi chuan forme Yang (version «santé»), où les yeux clos ou mi-clos sont bienvenus.
Deux facettes d’arts-martiaux assurément complémentaires et fongibles, mais pas totalement : normal, puisque leurs finalités respectives ne se recouvrent - d’une façon potentiellement absolue - qu’à l’issue d’une très longue vie de sincère pratique assidue.
 
Après la confrontation de ces principes du taikiken avec la réalité de l’exercice le plus rigoureux possible, en solo puis en binôme, la session s’est classiquement achevée par une séquence d’échanges de type randori puis, en guise de «retour au calme», la réalisation d’un ba duan gin (= hachi dan kin).
Censé apporter, selon la tradition millénaire de cet ensemble de postures enchaînées, les bienfaits de ses «huit pièces de brocard».
À vrai dire la chaleur humaine, en l’occurrence épicée, s’est surtout prolongée au travers du thé au gingembre concocté par Vatha sensei
 
Le prochain rendez-vous est programmé pour le dimanche 11 janvier 2026, 09h00-11h45.
Pour rejoindre ce groupe taikiken mensuel de la section karaté-taïchi chuan ACBB : préalablement, se rapprocher de Julien kyoshi ou de Vatha sensei qui alternativement l’animent.